{"id":823,"date":"2017-05-30T16:34:49","date_gmt":"2017-05-30T14:34:49","guid":{"rendered":"http:\/\/www.fonds-alienor.fr\/?p=823"},"modified":"2021-04-20T17:04:11","modified_gmt":"2021-04-20T15:04:11","slug":"recherche-ordre-de-marche","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/en\/recherche-ordre-de-marche\/","title":{"rendered":"La recherche en ordre de marche"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_825\" aria-describedby=\"caption-attachment-825\" style=\"width: 600px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" class=\"wp-image-825\" src=\"https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/technicienne_CRB_recherche.jpg\" alt=\"Technicienne du centre de ressources biologiques du CHU de Poitiers.\" width=\"600\" height=\"400\" srcset=\"https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/technicienne_CRB_recherche.jpg 800w, https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/technicienne_CRB_recherche-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/technicienne_CRB_recherche-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-825\" class=\"wp-caption-text\">Technicienne du centre de ressources biologiques du CHU de Poitiers.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Cha\u00eenon essentiel pour une meilleure prise en charge des malades, la recherche, qu\u2019elle soit clinique, fondamentale ou translationnelle, s\u2019affirme de plus en plus au sein de l\u2019\u00e9tablissement avec des \u00e9quipes et des unit\u00e9s de dimension nationale et internationale. Un nouvel \u00e9lan est port\u00e9 avec une restructuration de la direction de la recherche et la d\u00e9finition d\u2019axes prioritaires. \u00c9tat des lieux et perspectives d\u2019une activit\u00e9 moteur.<\/p>\n<p>Le 16 janvier 2017, le CHU, comme le seront bient\u00f4t tous les autres CHU de France, a \u00e9t\u00e9 soumis, pour la premi\u00e8re fois de son histoire, \u00e0 l\u2019\u00e9valuation de ses activit\u00e9s de recherche par le Haut Conseil de l\u2019\u00e9valuation de la recherche et de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur, HCERES. Cette d\u00e9marche permet d\u2019avoir une vision sur ce que les \u00e9tablissements publics de sant\u00e9 apportent \u00e0 la recherche m\u00e9dicale et \u00e0 la sant\u00e9 publique aux c\u00f4t\u00e9s des grandes structures de recherche que sont le CNRS, l\u2019Inserm ou les universit\u00e9s.<\/p>\n<p>&#8220;Si cette \u00e9valuation ne remet pas en cause l\u2019activit\u00e9 proprement dite de l\u2019\u00e9tablissement, ce haut conseil \u00e9met un avis qui est potentiellement visible par tout un chacun souhaitant savoir qu\u2019elle est la qualit\u00e9 de la recherche au CHU&#8221;, pr\u00e9cise Harold Astre, directeur de la recherche et de l\u2019innovation.<\/p>\n<p>Pour le Pr G\u00e9rard Mauco, vice-pr\u00e9sident du directoire en charge de la recherche au CHU, le rendez-vous ne pouvait pas \u00eatre manqu\u00e9 : &#8220;La recherche est partie int\u00e9grante de l\u2019identit\u00e9 des CHU. Elle constitue, avec le soin et l\u2019enseignement, l\u2019une des trois missions qui sont l\u2019existence m\u00eame d\u2019un \u00e9tablissement hospitalo-universitaire.&#8221; Avec deux enjeux majeurs : &#8220;Le premier, offrir les meilleurs soins aux patients par des recours \u00e0 des m\u00e9dicaments ou des protocoles innovants mais aussi par une meilleure compr\u00e9hension des caract\u00e9- ristiques de leur maladie. Le second est d\u2019assoir l\u2019\u00e9tablissement en mati\u00e8re de recherche afin de r\u00e9pondre aux appels d\u2019offres nationaux et internationaux et d\u2019attirer des essais th\u00e9rapeutiques importants.&#8221;<\/p>\n<p><strong>Des structures leaders au niveau national et international<br \/>\n<\/strong>A Poitiers, la recherche s\u2019affirme, depuis quelques ann\u00e9es, de fa\u00e7on plus marqu\u00e9e avec un investissement fort du personnel hospitalo-universitaire et des structures de recherche de r\u00e9f\u00e9rence dans leur domaine : un centre d\u2019investigation clinique (CIC 0802) Inserm-CHU ; trois unit\u00e9s Inserm-Universit\u00e9 en recherche fondamentale et de transfert vers la clinique ; une \u00e9quipe dans une unit\u00e9 CNRS-Universit\u00e9, un foisonnement de recherche clinique dans tous les services ; et un plateau technique notamment en imagerie, unique en Europe, d\u00e9velopp\u00e9 au sein du nouveau centre cardio-vasculaire, avec une IRM 3T multi-noyaux connect\u00e9e \u00e0 un bloc op\u00e9ratoire et un scanner derni\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration ou un bloc d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la chirurgie \u00e9veill\u00e9e en neurochirurgie.<\/p>\n<p>Face \u00e0 un environnement de plus en plus concurrentiel, il y a eu une prise de conscience au sein de l\u2019\u00e9tablissement qu\u2019il fallait toujours plus d\u00e9velopper et soutenir la recherche. Aussi, cette \u00e9valuation a-t-elle \u00e9t\u00e9 l\u2019occasion de conforter l\u2019engagement du CHU tout en red\u00e9finissant des priorit\u00e9s.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re a \u00e9t\u00e9 d\u2019affirmer, dans son r\u00f4le, la direction de la recherche par des moyens humains et financiers suppl\u00e9mentaires : la direction de la recherche compte aujourd\u2019hui 35 personnes auxquelles s\u2019ajoutent 80 professionnels de recherche dans les services.<\/p>\n<table style=\"background-color: #8d81ac;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong>Un centre de ressources biologiques en appui \u00e0 la recherche<\/strong><\/p>\n<p>Faire de la recherche suppose de s\u2019appuyer sur des collections d\u2019\u00e9chantillons biologiques et les informations qui y sont associ\u00e9es. Aussi, dans cette logique, le CHU de Poitiers dispose d\u2019un centre de ressources biologiques. &#8220;C\u2019est la r\u00e9union de deux entit\u00e9s, pr\u00e9cise le Pr Samy Hadjadj, coordinateur scientifique du centre. On retrouve : la bioth\u00e8que et ses collections biologiques (sang, ADN, urines, cellules, lait maternel&#8230;) install\u00e9e au sein du centre d\u2019investigation clinique, et la tumoroth\u00e8que qui stocke principalement du tissu (organe sain et affect\u00e9 par le cancer) au sein du service d\u2019anatomie et cytopathologie. Ces \u00e9chantillons sont essentiels, ils permettent notamment de rechercher des biomarqueurs \u00e0 certaines pathologies et ainsi d\u00e9velopper de nouvelles solutions th\u00e9rapeutiques.&#8221;<\/p>\n<p>A l\u2019heure actuelle, le centre de ressources biologiques compte environ 120 000 \u00e9chantillons biologiques et 20 000 tissus tumoraux. &#8220;Plus il y a d\u2019\u00e9chantillons en circulation, plus cela contribue \u00e0 faire \u00e9voluer la recherche.&#8221; Le CHU s\u2019efforce de jouer ce r\u00f4le de diffusion en mettant \u00e0 disposition ces \u00e9chantillons \u00e0 de nombreux centres en France et aussi dans le monde : la Norv\u00e8ge, les Etats-Unis, l\u2019Allemagne ou encore l\u2019Espagne.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><strong>Cr\u00e9ation d\u2019une plateforme m\u00e9thodologique et biostatistique<br \/>\n<\/strong>Ensuite, le CHU a souhait\u00e9 structurer la recherche sur le plan m\u00e9thodologique en offrant des outils performants aux chercheurs. &#8220;L\u2019id\u00e9e est v\u00e9ritablement de passer d\u2019une vision quantitative des projets de recherche \u00e0 une vision qualitative&#8221;, pr\u00e9cise Harold Astre.<\/p>\n<figure id=\"attachment_836\" aria-describedby=\"caption-attachment-836\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/direction_recherche.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img decoding=\"async\" class=\"wp-image-836\" src=\"https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/direction_recherche.jpg\" alt=\"De gauche \u00e0 droite : Harold Astre, directeur de la recherche et de l\u2019innovation au CHU de Poitiers, Pr G\u00e9rard Mauco, vice-pr\u00e9sident du directoire en charge de la recherche au CHU, et Dr Denis Frasca, coordonnateur scientifique de la plateforme m\u00e9thodologique et biostatistique du CHU.\" width=\"300\" height=\"272\" srcset=\"https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/direction_recherche.jpg 511w, https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/direction_recherche-300x272.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-836\" class=\"wp-caption-text\">De gauche \u00e0 droite : Harold Astre, directeur de la recherche et de l\u2019innovation au CHU de Poitiers, Pr G\u00e9rard Mauco, vice-pr\u00e9sident du directoire en charge de la recherche au CHU, et Dr Denis Frasca, coordonnateur scientifique de la plateforme m\u00e9thodologique et biostatistique du CHU.<\/figcaption><\/figure>\n<figure id=\"attachment_837\" aria-describedby=\"caption-attachment-837\" style=\"width: 200px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/robert_rene.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img decoding=\"async\" class=\"wp-image-837\" src=\"https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/robert_rene.jpg\" alt=\"Pr Ren\u00e9 Robert, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 r\u00e9gional \u00e0 la recherche au CHU de Poitiers\" width=\"200\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/robert_rene.jpg 533w, https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/robert_rene-200x300.jpg 200w\" sizes=\"(max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-837\" class=\"wp-caption-text\">Pr Ren\u00e9 Robert, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 r\u00e9gional \u00e0 la recherche au CHU de Poitiers<\/figcaption><\/figure>\n<p>Ce qui s\u2019est traduit par la cr\u00e9ation en novembre 2016 d\u2019une plateforme m\u00e9thodologique et biostatistique. &#8220;Ces moyens existaient d\u00e9j\u00e0 au sein de l\u2019\u00e9tablissement, mais ils \u00e9taient diss\u00e9min\u00e9s dans les diff\u00e9rents services et laboratoires. Le souhait a \u00e9t\u00e9 de cr\u00e9er une structure unique de fa\u00e7on \u00e0 offrir le meilleur service.&#8221; Port\u00e9e \u00e0 la fois par le Dr Denis Frasca, coordonnateur scientifique, et par Harold Astre, la nouvelle plateforme a pour but d\u2019assister les chercheurs de la conception \u00e0 la valorisation d\u2019une \u00e9tude, en passant par la planification, le suivi des \u00e9tudes, la gestion des donn\u00e9es et l\u2019analyse biostatistique. En parall\u00e8le, sont propos\u00e9es des consultations de m\u00e9thodologie. &#8220;Nous \u00e9valuons les connaissances du chercheur en mati\u00e8re des r\u00e8gles des bonnes pratiques cliniques, ce qui permet d\u2019aborder avec lui les points d\u2019achoppement et surtout de discuter du meilleur sch\u00e9ma d\u2019\u00e9tude (\u00e9tudes prospectives, r\u00e9trospectives\u2026)&#8221;, explique Denis Frasca.<\/p>\n<p>Cette plateforme a permis de cr\u00e9er une unit\u00e9, distincte de cette derni\u00e8re, concentr\u00e9e sur les objets connect\u00e9s et les grands projets informatiques dans le domaine de la recherche. &#8220;Poitiers est un des seuls \u00e9tablissements en France \u00e0 proposer ce type d\u2019activit\u00e9. Sous l\u2019\u00e9gide de Farid Guetarni, cette structure a pour but de s\u2019occuper de la bibliom\u00e9trie et d\u2019appuyer des projets innovants notamment autour du big data&#8221;, poursuit Harold Astre.<\/p>\n<p>Pour qu\u2019un projet soit soutenu par la plateforme, il doit pr\u00e9alablement \u00eatre \u00e9valu\u00e9 par un comit\u00e9 d\u2019orientation qui d\u00e9cidera de son niveau de priorit\u00e9. &#8220;A partir du moment o\u00f9 une \u00e9tude a fait la preuve de son int\u00e9r\u00eat, le CHU peut se porter promoteur.&#8221;<\/p>\n<p>Depuis la cr\u00e9ation de la plateforme, 30 projets ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s et six ont fait l\u2019objet d\u2019une demande de programme hospitalier de recherche clinique (PHRC). L\u2019objectif est que cette plateforme prenne une dimension r\u00e9gionale en permettant l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019appui m\u00e9thodologique pour tous les centres hospitaliers de l\u2019ex-r\u00e9gion Poitou-Charentes.<\/p>\n<p>Avec la cr\u00e9ation de la r\u00e9gion Nouvelle-Aquitaine, le CHU de Poitiers a int\u00e9gr\u00e9 le Groupement interr\u00e9gional de recherche clinique de d\u2019innovation Sud Ouest Outre-Mer hospitalier (Girci Soho), qui comprend \u00e9galement les CHU de Limoges, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, N\u00eemes, la R\u00e9union, Fort-de-France et Pointe-\u00e0-Pitre.<\/p>\n<p><strong>Des financements li\u00e9s \u00e0 la qualit\u00e9 des projets de recherche<\/strong><br \/>\nLes premiers effets de cette r\u00e9organisation se font d\u00e9j\u00e0 sentir. Cette ann\u00e9e, quatre projets vont \u00eatre financ\u00e9s par le PHRC \u00e0 hauteur de 3,4 millions d\u2019euros (voir encadr\u00e9 page suivante). Ce qui classe Poitiers, en 2016, comme le premier centre du Girci Soho en valorisation.<\/p>\n<p>&#8220;C\u2019est un excellent r\u00e9sultat qui confirme le dynamisme de nos \u00e9quipes de recherche. Nous allons poursuivre cette dynamique et d\u00e9crocher encore plus de financements !&#8221; pr\u00e9cise le Pr Ren\u00e9 Robert, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 r\u00e9gional \u00e0 la recherche. Car les enjeux sont aussi financiers et la valorisation des travaux de recherche a un r\u00f4le primordial. &#8220;Un article paru dans une revue prestigieuse valorise le chercheur sur le plan national et international mais aussi la structure dans laquelle il travaille. Ce qui ouvre des perspectives pour participer \u00e0 des \u00e9tudes int\u00e9ressantes et obtenir des financements.&#8221;<\/p>\n<p>Les financements de l\u2019\u00c9tat pour la recherche sont d\u2019ailleurs calcul\u00e9s en fonction d\u2019indicateurs de publication. &#8220;Plus les publications sont importantes et prestigieuses, plus les dotations sont \u00e9lev\u00e9es, note Harold Astre. Aujourd\u2019hui nous percevons pr\u00e8s de 20 M\u20ac au titre de la recherche. 8 M\u20ac sont d\u00e9di\u00e9s \u00e0 la formation des internes et 12 M\u20ac compensent les surco\u00fbts inh\u00e9rents \u00e0 l\u2019activit\u00e9 de recherche : temps suppl\u00e9mentaire consacr\u00e9 \u00e0 la recherche, surco\u00fbts li\u00e9s \u00e0 l\u2019utilisation des plateaux techniques sp\u00e9cialis\u00e9s, \u00e0 des \u00e9quipements et traitements innovants.&#8221; Ce sont donc autant de moyens consacr\u00e9s au d\u00e9veloppement du CHU. &#8220;C\u2019est un cercle vertueux, un facteur d\u2019attractivit\u00e9&#8221;, souligne G\u00e9rard Mauco.<\/p>\n<p>D\u2019autres sources de financement sont issues de l\u2019industrie pharmaceutique \u00e0 laquelle le CHU sert de levier pour 700 \u00e9tudes en cours. De grands instituts par le biais d\u2019appels \u00e0 projets (PHRC, Fondation de France, INCa) mais aussi des dons sous forme de m\u00e9c\u00e9nat comme Sport et Collection (250 000 \u20ac, soit 4 M\u20ac depuis 23 ans) ou le fonds de dotation Ali\u00e9nor lanc\u00e9 en 2016 soutiennent les chercheurs.<\/p>\n<table style=\"background-color: #8d81ac;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong>Un excellent succ\u00e8s pour le CHU aupr\u00e8s du PHRC 2017<\/strong><\/p>\n<p>Quatre m\u00e9decins du CHU ont obtenu 3,4 millions d\u2019euros au programme hospitalier de recherche clinique (PHRC) national 2017.<\/p>\n<ul>\n<li>Le projet du Pr Olivier Mimoz (998 134 \u20ac), chef du service des urgences adultes, traite de la pr\u00e9vention de l\u2019infection apr\u00e8s une chirurgie cardiaque. 11 000 patients seront inclus sur douze mois, dans 14 centres.<\/li>\n<li>Le projet du Pr Samy Hadjadj (942 834 \u20ac), praticien dans le service d\u2019endocrinologie, concerne l\u2019\u00e9valuation d\u2019une pratique sportive encadr\u00e9e chez les patients diab\u00e9tiques et son impact sur l\u2019am\u00e9lioration de la fonction r\u00e9nale. D\u2019une dur\u00e9e de trois ans, elle sera conduite dans 21 centres qui incluront 300 patients.<\/li>\n<li>Le projet du Dr Tanguy Vendeuvre (691 687 \u20ac), chirurgien dans le service d\u2019orthop\u00e9die-traumatologie, va comparer deux techniques chirurgicales dans le traitement des fractures du plateau tibial. Quinze centres vont participer \u00e0 l\u2019\u00e9tude.<\/li>\n<li>Enfin, le Pr Claire Dahyot-Fizelier (519 230 \u20ac), responsable de la r\u00e9animation neurochirurgicale et chirurgicale, analysera la distribution dans le liquide c\u00e9phalorachidien de sept antibiotiques chez les patients atteints d\u2019une pathologie c\u00e9r\u00e9brale aigu\u00eb. Le projet sera men\u00e9 pendant 24 mois avec 18 autres centres hospitaliers.<\/li>\n<\/ul>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><strong>Les diff\u00e9rents aspects de la recherche clinique<\/strong><br \/>\nA c\u00f4t\u00e9 de la recherche fondamentale, dont le but est d\u2019identifier et de comprendre l\u2019ensemble des m\u00e9canismes qui interviennent dans le d\u00e9veloppement ou le traitement d\u2019une maladie, il y a la recherche clinique qui est celle faite au lit du patient. Mais, cette fronti\u00e8re est perm\u00e9able, on parle alors de recherche translationnelle. Elle permet de d\u00e9velopper des applications cliniques \u00e0 partir d\u2019une d\u00e9couverte en recherche fondamentale ou de favoriser l\u2019exploration de nouvelles pistes, th\u00e9ories ou concepts \u00e0 partir d\u2019une observation clinique. &#8220;Comme on dit dans notre jargon : \u201cbench to bed\u201d, de la paillasse au lit du patient, ou l\u2019inverse \u201cbed to bench\u201d. Ce qui est assez fr\u00e9quent, plusieurs chercheurs de l\u2019\u00e9tablissement ont un pied dans les laboratoires Inserm (ou CNRS), notamment en ophtalmologie, en transplantation r\u00e9nale, en canc\u00e9rologie ou encore en neurologie et neurochirurgie.&#8221; &#8220;Ce sont des recherches qui se nourrissent l\u2019une de l\u2019autre, pr\u00e9cise le Pr Antoine Thierry, n\u00e9phrologue responsable de la transplantation r\u00e9nale. Un des atouts de Poitiers est que nous sommes un \u00e9tablissement \u00e0 taille humaine. Les interlocuteurs se connaissent, il est facile d\u2019\u00eatre r\u00e9actif pour tester des hypoth\u00e8ses de travail. D\u2019o\u00f9 l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019\u00eatre \u00e0 la fois m\u00e9decin et impliqu\u00e9 dans des unit\u00e9s de recherche.&#8221; D\u2019autres \u00e9tudes sont purement cliniques, permettant d\u2019\u00e9valuer des pratiques, de proposer de nouvelles strat\u00e9gies diagnostiques ou th\u00e9rapeutiques.<\/p>\n<p>Cette recherche est men\u00e9e soit \u00e0 l\u2019initiative des praticiens de l\u2019\u00e9tablissement, c\u2019est ce qu\u2019on appelle la recherche en promotion interne, soit l\u2019\u00e9tablissement est partie prenante dans des \u00e9tudes engag\u00e9es par d\u2019autres centres en France, c\u2019est la promotion externe. Dans une forme comme dans une autre, la recherche peut \u00eatre multicentrique, elle implique plusieurs centres hospitaliers en France comme \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Elle regroupe l\u2019ensemble des essais cliniques effectu\u00e9s chez l\u2019homme. &#8220;Il faut remercier les malades participant \u00e0 la recherche clinique en toute transparence. M\u00eame s\u2019ils ne b\u00e9n\u00e9ficient pas toujours imm\u00e9diatement de la recherche en cours, ils contribuent tr\u00e8s largement aux avanc\u00e9es scientifiques et \u00e0 la mise en place de traitements innovants dont d\u2019autres patients b\u00e9n\u00e9ficieront&#8221;, pr\u00e9cise le Pr Ren\u00e9 Robert.<\/p>\n<table style=\"background-color: #8d81ac;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-830\" src=\"https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/recherche_eprouvette.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"134\" srcset=\"https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/recherche_eprouvette.jpg 423w, https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/recherche_eprouvette-300x201.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><strong>La recherche au CHU en 2016 en quelques chiffres<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>18 000 000 euros (14 500 000 sont des dotations et 3 500 000 sont de la facturation ou des dotations)<\/li>\n<li>465 publications dans des revues scientifiques r\u00e9f\u00e9renc\u00e9es au plan international<\/li>\n<li>3 unit\u00e9s labellis\u00e9es Inserm-Universit\u00e9 de Poitiers : Unit\u00e9 1082, isch\u00e9mie reperfusion et transplantation d\u2019organes ; unit\u00e9 1084, laboratoire de neurosciences exp\u00e9rimentales et cliniques ; unit\u00e9 1070, pharmacologie des anti-infectieux<\/li>\n<li>1 \u00e9quipe au sein du laboratoire CNRS\u2013Universit\u00e9 de Poitiers : UMR CNRS 7348, LMA \u00e9quipe DACTIM-MIS<\/li>\n<li>3 \u00e9quipes d\u2019accueil de l\u2019Universit\u00e9 de Poitiers : EA 6314, laboratoire mobilit\u00e9 vieillissement en exercice ; EA 4331, laboratoire inflammation tissus \u00e9pith\u00e9liaux cytokines ; EA 3808, cibles mol\u00e9- culaires et th\u00e9rapeutiques de la maladie d\u2019Alzheimer<\/li>\n<li>1 centre d\u2019investigation clinique (CIC 1042) labelis\u00e9 par l\u2019Inserm et le CHU<\/li>\n<li>1 centre de ressources biologiques certifi\u00e9 par l\u2019Afnor<\/li>\n<li>77 \u00e9tudes dont le CHU est promoteur (promotion interne)<\/li>\n<li>707 \u00e9tudes industrielles et institutionnelles (promotion externe) dont 236 \u00e9tudes industrielles et 471 \u00e9tudes institutionnelles<\/li>\n<\/ul>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><strong>Quatre axes de recherche prioritaires<\/strong><br \/>\nUne autre priorit\u00e9 du CHU, toujours dans cette logique de renforcer la recherche, a \u00e9t\u00e9 de d\u00e9finir des axes prioritaires de recherche. Ils l\u2019ont \u00e9t\u00e9 selon leur reconnaissance scientifique mais aussi pour leur dimension structurante.<\/p>\n<p><strong>Le premier axe : technologies en sant\u00e9.<\/strong> Cet axe s\u2019appuie sur deux projets de recherche, l\u2019un intitul\u00e9 DACTIM-MIS dont la finalit\u00e9 est de mieux adapter les traitements anticanc\u00e9reux, et le second baptis\u00e9 Prismatics.<\/p>\n<p>Une premi\u00e8re \u00e0 Poitiers, une association avec une unit\u00e9 CNRS-Universit\u00e9 de Poitiers. DACTIM-MIS (Data Analysis and Computation Through Imaging &amp; Modeling) constitue ainsi une des \u00e9quipes de l\u2019UMR- CNRS-LMA (Laboratoire, math\u00e9matiques et applications). Cette \u00e9quipe, dirig\u00e9e par le Pr R\u00e9my Guillevin, s\u2019int\u00e9resse \u00e0 l\u2019extraction et la mod\u00e9lisation math\u00e9matique de param\u00e8tres issus de l\u2019imagerie m\u00e9dicale en exploitant les syst\u00e8mes d\u2019imagerie du centre cardio-vasculaire. Il s\u2019agit de mettre en place des applications utilisant l\u2019imagerie afin de mieux guider et adapter les chirurgies anticanc\u00e9reuses des l\u00e9sions tumorales c\u00e9r\u00e9brales et, \u00e0 terme, d\u2019autres organes.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 Prismatics (Predictive Research In Spine\/neuromodulation Management And Thoracic Innovation in Cardiac Surgery), projet port\u00e9 par le Pr Philippe Rigoard, il est n\u00e9 de la fusion de deux programmes de recherche \u00e0 vis\u00e9e m\u00e9- dico-\u00e9conomique (PRME), coordonn\u00e9s par le CHU : l\u2019un sur la prise en charge des traumatismes thoraciques avec l\u2019\u00e9tude Emvols du Pr Christophe Jayle, et le second dans le domaine de la neurostimulation implant\u00e9e (Estimet) pour les douleurs chroniques r\u00e9fractaires du Pr Philippe Rigoard.<\/p>\n<p>Concr\u00e8tement, le premier porte sur la pose d\u2019agrafes de titane afin de r\u00e9duire les fractures costales multiples, quant au second, il s\u2019appuie sur un nouveau type de stimulation m\u00e9dullaire appel\u00e9e &#8220;stimulation multi-colonnes&#8221; pour soulager les patients souffrant de douleurs post-op\u00e9ratoires du dos et des jambes. &#8220;L\u2019int\u00e9r\u00eat est ici de positionner un dispositif technologique innovant dans le parcours de soin du patient&#8221;, pr\u00e9cise le Pr Philippe Rigoard. Deux \u00e9tudes avec une finalit\u00e9 identique : &#8220;D\u00e9montrer l\u2019efficacit\u00e9 de ces techniques mais aussi leur int\u00e9r\u00eat m\u00e9dico-\u00e9conomique, souligne celui-ci. Il paraissait logique de se r\u00e9unir sous une seule et m\u00eame entit\u00e9, d\u2019autant que nous avons les m\u00eames besoins en termes de personnels de recherche et de moyens techniques.&#8221;\u00a0 &#8220;Ce type de mariage entre \u00e9quipes de recherche est quelque chose d\u2019assez nouveau, la pluridisciplinarit\u00e9 des \u00e9quipes peut d\u00e9boucher sur des choses vraiment innovantes&#8221;, note Harold Astre.<\/p>\n<p><strong>Le deuxi\u00e8me axe : canc\u00e9rologie.<\/strong> En mati\u00e8re de recherche en canc\u00e9rologie, trois grandes th\u00e9matiques se d\u00e9gagent : les cancers colorectaux, les tumeurs c\u00e9r\u00e9brales et l\u2019h\u00e9matologie. Une activit\u00e9 riche et foisonnante qui place le CHU comme \u00e9tant un centre fran\u00e7ais important en mati\u00e8re de recherche.<\/p>\n<p>Le Pr David Tougeron s\u2019occupe de plusieurs protocoles de recherche clinique autour de nouvelles chimioth\u00e9rapies, th\u00e9rapies cibl\u00e9es et immunoth\u00e9rapies (traitement qui vise \u00e0 stimuler les d\u00e9fenses immunitaires du patient pour d\u00e9truire son cancer) dans le traitement des cancers digestifs. &#8220;Je coordonne pr\u00e8s d\u2019une quinzaine d\u2019\u00e9tudes avec de nouveaux traitements des cancers digestifs, notamment ceux du pancr\u00e9as, de l\u2019estomac et du colon.&#8221; Les services d\u2019oncologie et d\u2019h\u00e9pato-gastro-ent\u00e9rologie incluent chaque ann\u00e9e plus de 50 patients dans ces essais th\u00e9rapeutiques. Le plus souvent, ces \u00e9tudes comparent de nouveaux traitements par rapport aux traitements de r\u00e9f\u00e9rence. Il y a \u00e9galement d\u2019autres protocoles de recherche pour les autres tumeurs et les h\u00e9mopathies malignes (Pr Jean-Marc Tourani et Pr Xavier Leleu).<\/p>\n<p>Plusieurs \u00e9tudes en recherche translationnelle sont \u00e9galement men\u00e9es sur les cancers colorectaux notamment sur l\u2019ADN tumoral circulant en collaboration avec le service de canc\u00e9rologie biologique (Pr Lucie Karayan-Tapon) labellis\u00e9 par l\u2019Institut national du cancer (INCa). &#8220;Nous avons des techniques de biologie mol\u00e9culaire de plus en plus performantes qui permettent de d\u00e9tecter de l\u2019ADN des tumeurs dans notre sang. L\u2019int\u00e9r\u00eat serait ainsi de pouvoir d\u00e9pister et de prendre en charge plus t\u00f4t les cancers. Par exemple, pris \u00e0 un stade pr\u00e9coce, un cancer du c\u00f4lon a un pourcentage de gu\u00e9rison de l\u2019ordre de 90 %.&#8221;<\/p>\n<p>En mati\u00e8re de recherche fondamentale sur les tumeurs c\u00e9r\u00e9brales, le Pr Karayan-Tapon r\u00e9alise d\u2019importants travaux sur la caract\u00e9risation des cellules souches \u00e0 l\u2019origine des gliomes afin d\u2019expliquer la rechute ainsi que de la r\u00e9sistance aux th\u00e9rapies conventionnelles et nouvelles. &#8220;Des passerelles existent entre les sp\u00e9cialit\u00e9s. Par exemple, nous \u00e9tudions les m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales du cancer du c\u00f4lon, ce qui implique \u00e9galement les radiologues afin d\u2019envisager dans le cadre d\u2019un protocole un d\u00e9pistage pr\u00e9coce. De plus, nous envisageons d\u2019\u00e9tudier et de comparer les cellules souches de m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales du cancer du c\u00f4lon aux cellules souches de gliomes.&#8221;<\/p>\n<p>Autre sp\u00e9cialit\u00e9, l\u2019h\u00e9matologie. L\u00e0 aussi l\u2019activit\u00e9 de recherche clinique est cons\u00e9quente, notamment li\u00e9e aux sp\u00e9cialit\u00e9s d\u00e9velopp\u00e9es par le service. &#8220;Nous traitons des pathologies phares, pour leur gravit\u00e9, comme les leuc\u00e9mies aig\u00fces, ou pour leur fr\u00e9quence, comme la leuc\u00e9mie lympho\u00efde chronique, les lymphomes, my\u00e9lomes ou encore les my\u00e9lodysplasies&#8221;, pr\u00e9cise le Pr Xavier Leleu, chef du service h\u00e9matologie et th\u00e9rapie cellulaire. Le service est organis\u00e9 de telle sorte que chaque m\u00e9decin ait une expertise nationale ou internationale dans son domaine. L\u2019int\u00e9r\u00eat pour le patient est d\u2019avoir acc\u00e8s \u00e0 des mol\u00e9cules tr\u00e8s innovantes, qui co\u00fbtent tr\u00e8s cher et requi\u00e8rent une expertise pour en assurer la bonne prescription, qui ne sont pas rembours\u00e9es, par exemple le Daratumumab, un des premiers anticorps monoclonal th\u00e9rapeutique d\u00e9velopp\u00e9 dans le my\u00e9lome.<\/p>\n<p>&#8220;Cette recherche clinique est le socle de notre activit\u00e9 mais en parall\u00e8le nous d\u00e9veloppons la recherche translationnelle.&#8221; Poitiers se distingue particuli\u00e8rement sur l\u2019immunoth\u00e9rapie et le cancer dont la leuc\u00e9mie my\u00e9lo\u00efde chronique et le my\u00e9lome. &#8220;En ce qui concerne l\u2019immunoth\u00e9rapie, la recherche s\u2019appuie sur les travaux engag\u00e9s par le Pr Fran\u00e7ois Guilhot sur la leuc\u00e9mie my\u00e9lo\u00efde chronique.&#8221; Poitiers est aujourd\u2019hui l\u2019un des plus gros centres en France reconnu sur ce type de cancer de la moelle osseuse. &#8220;Dans la poursuite de ces \u00e9tudes qui ont d\u00e9crit et identifi\u00e9 les cellules responsables, on veut comprendre les d\u00e9r\u00e9gulations du syst\u00e8me immunitaire. Si on arrivait \u00e0 restaurer l\u2019immunosurveillance chez les patients, on arriverait peut-\u00eatre \u00e0 mieux gu\u00e9rir les malades. Aujourd\u2019hui, nous ne sommes pas loin de comprendre les causes de son d\u00e9r\u00e8glement. En h\u00e9matologie, il est \u00e9vident que l\u2019immunoth\u00e9rapie sera un des traitements de demain.&#8221;<\/p>\n<p>Pour ce qui est du my\u00e9lome multiple, plusieurs \u00e9tudes ont d\u00e9marr\u00e9 en utilisant l\u2019immunoth\u00e9rapie comme cl\u00e9 pour am\u00e9liorer la profondeur des r\u00e9ponses, donc la survie des patients. Une autre va s\u2019int\u00e9resser \u00e0 quelques patients dits &#8220;long survivor&#8221; qui malgr\u00e9 cette maladie syst\u00e9matiquement mortelle ont une dur\u00e9e de vie importante.<\/p>\n<p><strong>Troisi\u00e8me axe : transplantation.<\/strong> Dans ce domaine, le CHU de Poitiers a une expertise reconnue notamment sur la th\u00e9matique isch\u00e9mie-reperfusion via son unit\u00e9 Inserm 1082 et la plateforme pr\u00e9-clinique de Surg\u00e8res, qui, \u00e0 partir d\u2019un mod\u00e8le porcin, reproduit des situations rencontr\u00e9es en clinique humaine pour mieux comprendre les m\u00e9canismes physiopathologiques mis en jeu.<\/p>\n<p>De cette recherche sur la conservation des greffons d\u00e9coule alors une recherche clinique d\u2019excellence sur la minimisation de l\u2019immunod\u00e9pression chez les patients greff\u00e9s. &#8220;Une grande partie de nos patients sont inclus dans des \u00e9tudes cliniques pour \u00e9valuer des strat\u00e9gies de traitements anti-rejet, pr\u00e9cise le Pr Antoine Thierry, n\u00e9phrologue responsable de la transplantation. L\u2019id\u00e9e est de r\u00e9duire au maximum les traitements immunosuppresseurs pour en limiter les effets secondaires. Le but est, malgr\u00e9 des greffons issus de donneurs de plus en plus \u00e2g\u00e9s (voir encadr\u00e9 ci-dessous), d\u2019augmenter leur dur\u00e9e de vie, tout en assurant la qualit\u00e9 de vie des receveurs. Sur ce th\u00e8me, je suis investigateur d\u2019une \u00e9tude nationale multicentrique qui concerne 13 centres en France.&#8221; Toujours dans cette th\u00e9matique, l\u2019\u00e9quipe du service de n\u00e9phrologie et des chercheurs de l\u2019unit\u00e9 Inserm 1082 s\u2019int\u00e9ressent \u00e0 la compr\u00e9hension des m\u00e9canismes de la canc\u00e9rog\u00e9n\u00e8se chez les patients greff\u00e9s. Enfin la comp\u00e9tence reconnue au niveau national du service d\u2019anatomopathologie pour l\u2019analyse histologique du greffon r\u00e9nal est un atout pr\u00e9cieux pour le succ\u00e8s de ces recherches au sein du CHU de Poitiers.<\/p>\n<table style=\"background-color: #8d81ac;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong><img decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-829\" src=\"https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/logo_suport.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"259\" srcset=\"https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/logo_suport.jpg 500w, https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/logo_suport-290x300.jpg 290w\" sizes=\"(max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/>SUPORT, l\u2019excellence d\u2019une f\u00e9d\u00e9ration autour des greffes et conservation d\u2019organes<\/strong><\/p>\n<p>Depuis 2014, l\u2019unit\u00e9 Inserm 1082 du CHU de Poitiers est int\u00e9gr\u00e9e au sein d\u2019une f\u00e9d\u00e9ration hospitalo-universitaire SUPORT (SUrvival oPtimization in ORgan Transplantation), relative aux greffes et conservation d\u2019organes qui associe des \u00e9quipes des CHU de Poitiers, Limoges et Tours.<\/p>\n<p>Son originalit\u00e9 : penser le parcours global du greffon, du donneur au receveur. &#8220;L\u2019int\u00e9r\u00eat de cette f\u00e9d\u00e9ration est de combiner l\u2019excellence en termes de soins, de recherche et d\u2019enseignement. C\u2019est un guichet unique pour les essais cliniques, l\u2019enseignement inter-universit\u00e9s, le partage des bases de donn\u00e9es cliniques, les bancs de perfusion\u2026&#8221;, souligne Thierry Hauet, directeur de l\u2019unit\u00e9 Inserm 1082 et coordonnateur scientifique de la FHU. Un des axes principaux de SUPORT porte sur la conservation des organes et la limitation des l\u00e9sions de l\u2019isch\u00e9mie reperfusion (stress subi par l\u2019organe entre le pr\u00e9l\u00e8vement et la reperfusion sanguine) et les cons\u00e9quences que cela va avoir chez le receveur. &#8220;Aujourd\u2019hui, nous manquons de greffons, \u00e0 tel point que les pr\u00e9l\u00e8vements s\u2019effectuent sur des donneurs beaucoup plus \u00e2g\u00e9s ou des patients d\u00e9c\u00e9d\u00e9s. Ces greffons sont plus fragiles \u00e0 ces ph\u00e9nom\u00e8nes de conservation. Aussi, des organes qui pourraient \u00eatre transplant\u00e9s ne le sont pas, le but de cette coop\u00e9ration est d\u2019\u00e9viter cette situation.&#8221; L\u2019int\u00e9r\u00eat est alors de mieux conna\u00eetre les ph\u00e9nom\u00e8nes l\u00e9sionnels de fa\u00e7on \u00e0 mesurer leur activation et quantifier la qualit\u00e9 de l\u2019organe, pour apporter un traitement personnalis\u00e9 au receveur. Le CHU de Poitiers est particuli\u00e8rement investi dans les recherches sur les conservations des organes sur le mod\u00e8le porcin via la plateforme pr\u00e9clinique de Surg\u00e8res.<\/p>\n<p>En termes d\u2019activit\u00e9 clinique, SUPORT figure en haut du tableau. L\u2019an dernier, pr\u00e8s de 240 transplantations r\u00e9nales ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es, ce qui la place au 1er rang national; pr\u00e8s de 30 transplantations cardiaques ont \u00e9t\u00e9 pratiqu\u00e9es (2 \u00e0 3e rang national), et 100 transplantations h\u00e9patiques (3 \u00e0 4e rang). Une reconnaissance qui lui permet d\u2019\u00eatre comp\u00e9titif pour d\u00e9crocher un programme hospitalier de recherche clinique (PHRC).<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><strong>Le quatri\u00e8me axe : ophtalmologie.<\/strong> Cette th\u00e9matique est particuli\u00e8rement r\u00e9cente au CHU. Le Pr Nicolas Leveziel est tr\u00e8s actif dans l\u2019\u00e9tude de la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence maculaire li\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e2ge (DMLA). &#8220;Nous menons un protocole institutionnel d\u2019essais cliniques sur la DMLA exsudative (forme humide) et trois protocoles d\u2019essais cliniques dans la DMLA atrophique (forme s\u00e8che).&#8221; Le CHU est d\u2019ailleurs centre de r\u00e9f\u00e9rence nationale pour deux des trois essais cliniques sur cette forme de DMLA.<\/p>\n<p>&#8220;Nous menons \u00e9galement un protocole sur la r\u00e9tinopathie diab\u00e9tique. Il a pour objet d\u2019\u00e9valuer l\u2019effet des injections intravitr\u00e9ennes (IVT) par rapport au traitement de r\u00e9f\u00e9rence de la r\u00e9tinopathie prolif\u00e9rante qui est actuellement la photocoagulation laser.&#8221;<\/p>\n<p>Autre axe de recherche : la myopie. Le CHU vient de signer un partenariat avec un industriel de l\u2019optique pour r\u00e9aliser une \u00e9tude \u00e9pid\u00e9miologique nationale devant durer trois ann\u00e9es. Objectif : &#8220;Mieux comprendre les diff\u00e9rents facteurs de la myopie afin de d\u00e9velopper des politiques de pr\u00e9vention ou d\u2019identifier des facteurs de risque.&#8221;<\/p>\n<p>A c\u00f4t\u00e9 de cette recherche clinique, le Pr Leveziel m\u00e8ne, au sein de l\u2019\u00e9quipe 1 du laboratoire Inserm 1084, des travaux en recherche fondamentale sur la DMLA. &#8220;Le but est de comprendre pourquoi certains patients \u00e2g\u00e9s d\u00e9veloppent cette maladie et d\u2019autres non.&#8221; La finalit\u00e9 est d\u2019arriver \u00e0 d\u00e9velopper un mod\u00e8le de DMLA humain in vitro pour mieux comprendre les m\u00e9canismes qui conduisent au d\u00e9veloppement de la maladie. &#8220;Poitiers est un des rares centres \u00e0 avoir l\u2019autorisation de l\u2019agence de biom\u00e9decine d\u2019utiliser des cellules souches embryonnaires sur la th\u00e9matique de la DMLA.&#8221;<\/p>\n<p><strong>Les t\u00eates de pont de la recherche : le centre d\u2019investigation clinique et les trois unit\u00e9s Inserm<br \/>\n<\/strong>Les chercheurs peuvent s\u2019appuyer sur les trois unit\u00e9s Inserm-Universit\u00e9 de Poitiers, ce qui souligne l\u2019excellence du CHU en mati\u00e8re de recherche au niveau national et international. L\u2019ensemble des unit\u00e9s de recherche et le centre d\u2019investigation clinique ont \u00e9galement fait l\u2019objet d\u2019une \u00e9valuation par l\u2019HCERES en 2017 qui a soulign\u00e9 l\u2019excellence de leurs travaux et leur reconnaissance au plan national et international. L\u2019unit\u00e9 1082, dirig\u00e9e par le Pr Thierry Hauet, &#8220;Isch\u00e9mie reperfusion en transplantation d\u2019organes, m\u00e9canismes et innovations th\u00e9rapeutiques&#8221;, est en fort partenariat avec la plateforme de chirurgie pr\u00e9-clinique de Surg\u00e8res et la f\u00e9d\u00e9ration hospitalo-universitaire (FHU SUPORT).<\/p>\n<p>L\u2019unit\u00e9 1084, &#8220;Laboratoire de neurosciences exp\u00e9rimentales et cliniques &#8220;, est dirig\u00e9e par le Pr Mohamed Jaber. Elle est compos\u00e9e de plusieurs \u00e9quipes \u0153uvrant \u00e0 un niveau d\u2019excellence international dans le domaine des neurosciences, des addictions ou encore des maladies neuro-d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives. Elle regroupe des chercheurs issus tant des sciences fondamentales que du CHU.<\/p>\n<p>L\u2019unit\u00e9 1070 du Pr William Couet, &#8220;Pharmacologie des anti-infectieux&#8221;, cherche, face \u00e0 l\u2019\u00e9mergence des bact\u00e9ries r\u00e9sistantes et \u00e0 la p\u00e9nurie de nouvelles mol\u00e9cules, \u00e0 optimiser l\u2019usage des antibiotiques avec un triple objectif : accro\u00eetre l\u2019efficacit\u00e9, contr\u00f4ler la toxicit\u00e9 et limiter l\u2019\u00e9mergence et le d\u00e9veloppement des r\u00e9sistances. Elle est quasi unique en France et a une reconnaissance internationale forte.<\/p>\n<p>Autre t\u00eate de pont de la recherche au CHU : le centre d\u2019investigation clinique labellis\u00e9 Inserm-CHU de Poitiers (CIC 1042). Il est \u00e0 l\u2019interface entre les cliniciens du CHU de Poitiers et les \u00e9quipes de recherche fondamentale. &#8220;Historiquement, et c\u2019est une sp\u00e9cificit\u00e9 de Poitiers, le CIC a toujours \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s orient\u00e9 recherche clinique avec des travaux leaders au plan international sur plusieurs th\u00e9matiques notamment en h\u00e9matologie sur la leuc\u00e9mie my\u00e9lo\u00efde chronique, en diab\u00e9tologie sur le d\u00e9clin de la fonction r\u00e9nale ou encore en neurosciences sur les maladies neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9- ratives (maladie de Parkinson ou d\u2019Alzheimer)&#8221;, souligne le Pr Samy Hadjadj.<\/p>\n<p>Le CIC offre aux cliniciens un espace de recherche et un appui logistique \u2013 du mat\u00e9riel technique sp\u00e9cifique \u2013 et du personnel d\u00e9di\u00e9 \u2013 m\u00e9thodologistes, attach\u00e9s de recherche clinique, techniciens de recherche clinique, infirmi\u00e8res\u2026<\/p>\n<p>Depuis janvier, dans le cadre de l\u2019\u00e9valuation HCERES et en pr\u00e9vision de son renouvellement Inserm en janvier 2018, le CIC s\u2019est fix\u00e9 de nouvelles priorit\u00e9s en red\u00e9finissant ses th\u00e9matiques autour de quatre grands axes :<\/p>\n<ul>\n<li>THOR (Targets in Hematology and Oncology Research) : immunosurveillance, immunoth\u00e9rapie, m\u00e9canisme de r\u00e9sistance aux drogues, cellules souches h\u00e9matopo\u00ef\u00e9tiques en oncologie et oncoh\u00e9matologie, en lien avec le registre r\u00e9gional du cancer ;<\/li>\n<li>ACDC (ageing and chronic diabetes complications) : vieillissement et diab\u00e8te, d\u00e9terminants du d\u00e9clin fonctionnel (r\u00e9nal, oculaire, v\u00e9sical, cognitif), en lien avec de nombreuses cohortes ;<\/li>\n<li>Alive (Acute live injury and ventilation) : insuffisance respiratoire (de la physiologie \u00e0 la r\u00e9animation), sommeil et fonction respiratoire ;<\/li>\n<li>Hedex (Health endocrine disruptors and exposome) : exposition aux perturbateurs endocriniens et effet sur la sant\u00e9, avec des approches de population et d\u2019intervention.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces deux derniers axes sont des th\u00e9matiques \u00e9mergentes pour le CIC. A c\u00f4t\u00e9 de ces quatre axes, un groupe en neurosciences travaille sur la compr\u00e9hension des troubles des maladies de Parkinson, Gilles de la Tourette et Huntington et sur la mise au point de th\u00e9rapies innovantes.<\/p>\n<table style=\"background-color: #8d81ac;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<figure id=\"attachment_828\" aria-describedby=\"caption-attachment-828\" style=\"width: 350px\" class=\"wp-caption alignright\"><img decoding=\"async\" class=\"wp-image-828\" src=\"https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/bertin_sandy.jpg\" alt=\"Sandy Bertin, attach\u00e9e de recherche clinique au CHU de Poitiers.\" width=\"350\" height=\"233\" srcset=\"https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/bertin_sandy.jpg 800w, https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/bertin_sandy-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/bertin_sandy-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-828\" class=\"wp-caption-text\">Sandy Bertin, attach\u00e9e de recherche clinique au CHU de Poitiers.<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Les m\u00e9tiers de la recherche<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li><strong>Attach\u00e9e de recherche clinique<\/strong> (ARC) en promotion interne depuis deux ans au sein de la direction de la recherche, Sandy Bertin s\u2019occupe du bon d\u00e9roulement de deux protocoles de recherche en transplantation r\u00e9nale pour lesquels 13 centres sont associ\u00e9s. &#8220;Nous sommes l\u2019interface entre le promoteur et tous les intervenants impliqu\u00e9s dans l\u2019\u00e9tude. Notre r\u00f4le principal est de s\u2019assurer de la qualit\u00e9 du travail r\u00e9alis\u00e9 par les autres centres. C\u2019est beaucoup de p\u00e9dagogie car nous nous adressons \u00e0 des publics diff\u00e9rents, des m\u00e9decins, des infirmi\u00e8res, des TEC\u2026 Il y a aussi tout u n t r a v a i l d\u2019information pour expliquer l\u2019avancement de l\u2019\u00e9tude. Une fois les premiers patients inclus, nous nous rendons r\u00e9guli\u00e8rement dans les centres pour r\u00e9aliser ce que l\u2019on appelle des visites de monitoring.&#8221; Une mission qui laisse peu de r\u00e9pit. &#8220;Il faut \u00eatre tr\u00e8s r\u00e9actif et \u00e0 l\u2019aff\u00fbt du moindre souci, c\u2019est primordial car nous sommes les garants de la bonne marche de l\u2019\u00e9tude et au final de la s\u00e9curit\u00e9 des patients.&#8221;<\/li>\n<li><strong>Chef de projet et rapporteur qualit\u00e9<\/strong>, Marie Bonnin arbore deux casquettes au sein de la direction de la recherche. La premi\u00e8re est de suivre la conduite des recherches promues par le CHU. Elle a sous sa responsabilit\u00e9 une vingtaine d\u2019\u00e9tudes en cours. &#8220;50 % de mon travail est consacr\u00e9 \u00e0 cette t\u00e2che.&#8221; Son autre casquette porte sur le management de la qualit\u00e9, sur les bonnes pratiques. Dans cette fonction, Marie Bonnin s\u2019est tout d\u2019abord attach\u00e9e \u00e0 formaliser des proc\u00e9dures op\u00e9ratoires de suivi des \u00e9tudes, de fa\u00e7on \u00e0 offrir un canevas de travail aux attach\u00e9s de recherche clinique. Depuis, elle les forme r\u00e9guli\u00e8rement aux proc\u00e9dures. &#8220;Je m\u2019assure \u00e9galement sur le terrain que les attach\u00e9s de recherche clinique les ont bien toutes int\u00e9gr\u00e9es. Ce travail s\u2019inscrit dans un objectif d\u2019am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 et de la s\u00e9curit\u00e9 des \u00e9tudes de recherche.&#8221; En filigrane, l\u2019id\u00e9e serait \u00e0 terme de d\u00e9boucher sur une certification ISO 9001 de la recherche au sein de l\u2019\u00e9tablissement. &#8220;Cette d\u00e9marche donnerait un gage de qualit\u00e9 suppl\u00e9mentaire \u00e0 la recherche clinique men\u00e9e au CHU.&#8221;<\/li>\n<li><strong>Les autres m\u00e9tiers de la recherche :<\/strong> infirmi\u00e8re de recherche, technicien de recherche clinique, qualiticien, biostatisticien, data-manager, m\u00e9thodologiste, gestionnaire de donn\u00e9es, charg\u00e9 de valorisation.<\/li>\n<\/ul>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><strong> Vers l\u2019\u00e9mergence de nouvelles \u00e9quipes<\/strong><br \/>\n&#8220;Le CHU, qui a pendant tr\u00e8s longtemps privil\u00e9gi\u00e9 le soin, peut s\u2019enorgueillir d\u2019avoir su s\u2019affirmer en mati\u00e8re de recherche. Mais il doit poursuivre cette dynamique pour continuer \u00e0 se d\u00e9marquer, ce qui, en termes strat\u00e9giques, sera une n\u00e9cessit\u00e9&#8221;, souligne le Pr G\u00e9rard Mauco.<\/p>\n<p>Le centre d\u2019investigation clinique est pleinement dans cette logique en souhaitant s\u2019inscrire dans une d\u00e9marche plus translationnelle. &#8220;Nous allons rapprocher le CIC des unit\u00e9s de l\u2019Universit\u00e9 de Poitiers, notamment les \u00e9quipes Inserm, afin de cr\u00e9er plus de passerelles. Il faut nous nourrir de la recherche fondamentale&#8221;, pr\u00e9cise le Pr Samy Hadjadj.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-827\" src=\"https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/technicienne_CRB.jpg\" alt=\"\" width=\"400\" height=\"267\" srcset=\"https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/technicienne_CRB.jpg 800w, https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/technicienne_CRB-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/technicienne_CRB-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/>Autre souhait de d\u00e9veloppement du CIC : attirer des tests en phase pr\u00e9coce des m\u00e9dicaments. &#8220;C\u2019est ce que l\u2019on appelle la phase 1, celle qui lance les tests d\u2019une nouvelle mol\u00e9cule appel\u00e9e \u00e0 devenir m\u00e9dicament. C\u2019est la phase la plus lourde, la plus al\u00e9atoire, la plus surveill\u00e9e. Une structure comme le CIC peut r\u00e9pondre pleinement aux exigences de qualit\u00e9 et de s\u00e9curit\u00e9 pour les patients.&#8221; L\u2019int\u00e9r\u00eat est double : &#8220;Avoir un acc\u00e8s privil\u00e9gi\u00e9 \u00e0 l\u2019innovation et attirer de nouvelles sources de financement.&#8221;<\/p>\n<p>La recherche clinique peut permettre \u00e0 de nouvelles \u00e9quipes de se distinguer. C\u2019est notamment le cas de l\u2019axe Alive d\u00e9velopp\u00e9 au sein du CIC et dirig\u00e9 par le Pr Ren\u00e9 Robert. Un premier volet, sur la d\u00e9tresse respiratoire, s\u2019appuie sur les travaux de recherche du docteur Jean-Pierre Frat, intitul\u00e9 Florali. &#8220;Trois m\u00e9thodes d\u2019oxyg\u00e9- nation ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es pour diminuer le recours \u00e0 l\u2019intubation, explique Ren\u00e9 Robert. Elles ont montr\u00e9 une baisse de la mortalit\u00e9 et des complications gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019oxyg\u00e9noth\u00e9rapie nasale \u00e0 haut d\u00e9bit.&#8221;<\/p>\n<p>Ce travail a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 dans le tr\u00e8s c\u00e9l\u00e8bre New England Journal of Medecine. D\u2019autres publications de haut niveau ont suivi.<\/p>\n<p>Une deuxi\u00e8me \u00e9tude, dite Florali 2, vient de se terminer et concerne les patients de r\u00e9animation en insuffisance respiratoire aigu\u00eb. Une troisi\u00e8me \u00e9tude va d\u00e9- marrer sur le m\u00eame mod\u00e8le, mais appliqu\u00e9e \u00e0 la d\u00e9tresse ventilatoire chez les malades immunod\u00e9prim\u00e9s.<\/p>\n<p>Au sein du groupe Alive, le Pr Xavier Drouot, du service de neurophysiologie, travaille sur la relation entre le manque de sommeil et les performances musculaires. Des \u00e9tudes seront faites sur des volontaires sains et sur un mod\u00e8le animal en lien avec l\u2019unit\u00e9 Inserm 1084. L\u2019ensemble de ces travaux pourraient permettre \u00e0 terme de d\u00e9boucher sur une labellisation en \u00e9quipe Inserm-Universit\u00e9 ou \u00e9quipe associ\u00e9e (EA).<\/p>\n<p>Autre axe \u00e9mergent du CIC : Hedex (Health, Endocrine Disruptors, EXposome), dirig\u00e9 par le Pr Virginie Migeot, qui porte sur l\u2019exposition humaine aux perturbateurs endocriniens. Cette \u00e9quipe pluridisciplinaire travaille sur deux aspects : comment bien estimer l\u2019exposition humaine aux perturbateurs endocriniens et comment la limiter. &#8220;Les perturbateurs endocriniens sont partout et l\u2019on sait qu\u2019ils sont probablement \u00e0 l\u2019origine de maladies chroniques telles que le diab\u00e8te, l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 ainsi que certains cancers\u2026 L\u2019originalit\u00e9 de notre approche est bas\u00e9e sur le fait de valider des biomarqueurs d\u2019exposition.&#8221; Concr\u00e8tement, c\u2019est pouvoir, de fa\u00e7on tr\u00e8s fiable, doser dans les liquides biologiques la pr\u00e9sence de ces mol\u00e9cules. Le deuxi\u00e8me axe, sur la limitation de l\u2019exposition, portera sur une approche de recherche interventionnelle : &#8220;C\u2019est-\u00e0-dire comprendre quelles interventions proposer pour mobiliser les populations et en faire des consommateurs actifs&#8221;, ce qui se fera via la maison de la sant\u00e9 publique du CHU qui devrait ouvrir en 2018.<\/p>\n<p><strong>Se rapprocher des laboratoires de l\u2019universit\u00e9<\/strong><br \/>\nToujours dans cette volont\u00e9 d\u2019apporter une nouvelle dimension \u00e0 ses activit\u00e9s de recherche, le CHU souhaite se rapprocher des laboratoires de l\u2019universit\u00e9.<\/p>\n<p>&#8220;C\u2019est notamment le cas concernant la recherche en canc\u00e9rologie, qui est tr\u00e8s importante dans l\u2019\u00e9tablissement, mais sans coordination avec les laboratoires de l\u2019universit\u00e9 et notamment le laboratoire CNRS de chimie IC2MP (Institut de chimie des milieux et mat\u00e9riaux)&#8221;, souligne le Pr G\u00e9rard Mauco. Cet institut peut \u00eatre un partenaire essentiel de par ses particularit\u00e9s. Pour rappel, toute la chimie de l\u2019anticanc\u00e9reux, le Javlor, a \u00e9t\u00e9 fa\u00eete par ce laboratoire. Une d\u00e9marche identique est en pleine expansion avec l\u2019institut P-prime sur plusieurs aspects : r\u00e9sistance des mat\u00e9riaux, robotique\u2026<\/p>\n<p>Pour conforter ces liens, il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 de restructurer le comit\u00e9 de la recherche en biom\u00e9dicale et en sant\u00e9 publique. &#8220;Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9- sent, ce comit\u00e9, qui existe depuis 2005, seule place d\u2019interface entre le CHU et l\u2019universit\u00e9, ne permettait pas, de par sa composition, de d\u00e9boucher sur des prises de d\u00e9cision ais\u00e9es. Il a \u00e9t\u00e9 donc \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 de nommer des repr\u00e9sentants des deux \u00e9tablissements (quatre par institution) ainsi que quatre repr\u00e9sentants des organismes associ\u00e9s (Inserm, CNRS, INRA) qui seront amen\u00e9s \u00e0 se rencontrer, de fa\u00e7on \u00e0 proposer des voies de collaboration et de coordination entre l\u2019universit\u00e9 et le CHU.&#8221;<\/p>\n<p>Le souhait est aussi de mieux structurer l\u2019interaction entre les unit\u00e9s de recherche labellis\u00e9es (\u00e9quipes d\u2019accueil de l\u2019universit\u00e9, unit\u00e9s Inserm-universit\u00e9 ou CNRS-universit\u00e9) par la cr\u00e9ation d\u2019un institut de biologie sant\u00e9 de Poitiers.<\/p>\n<p>&#8220;L\u2019id\u00e9e est de regrouper l\u2019ensemble des unit\u00e9s Inserm et \u00e9quipes d\u2019accueil de l\u2019universit\u00e9, qui seront encadr\u00e9es par une direction administrative et un conseil scientifique, afin d\u2019encourager les \u00e9mergences, les collaborations. L\u2019objectif : se diff\u00e9rencier par des sp\u00e9cialisations que d\u2019autres n\u2019ont pas.&#8221;<\/p>\n<p>Une sp\u00e9cialisation que le Pr Mohamed Jaber, responsable de l\u2019unit\u00e9 Inserm 1084, estime primordiale pour l\u2019avenir. &#8220;Dans le cadre de la nouvelle grande r\u00e9gion, avec ses unit\u00e9s Inserm, il est \u00e9vident que Poitiers devra montrer son niveau scientifique et son identit\u00e9 vis- \u00e0-vis des unit\u00e9s bordelaises.&#8221;<\/p>\n<table style=\"background-color: #8d81ac;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<figure id=\"attachment_849\" aria-describedby=\"caption-attachment-849\" style=\"width: 400px\" class=\"wp-caption alignright\"><img decoding=\"async\" class=\"wp-image-849\" src=\"https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/equipe_recherche_paramedicale.jpg\" alt=\"L'\u00e9quipe de la recherche param\u00e9dicale du CHU de Poitiers : Christelle Plumereau, cadre de sant\u00e9 en r\u00e9animation chirurgicale, V\u00e9ronique Ferrand, responsable d\u2019unit\u00e9 \u00e0 la direction de la recherche, Harold Astre, directeur de la recherche, Martine Imbert, coordonnatrice g\u00e9n\u00e9ral des soins, Marl\u00e8ne Arbutina, cadre sup\u00e9rieure de sant\u00e9, Aur\u00e9lie Girault, coordonnatrice param\u00e9dicale des projets de recherche, Emilie Griffault infirmi\u00e8re coordinatrice en r\u00e9animation chirurgicale.\" width=\"400\" height=\"267\" srcset=\"https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/equipe_recherche_paramedicale.jpg 800w, https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/equipe_recherche_paramedicale-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.fonds-alienor.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/equipe_recherche_paramedicale-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-849\" class=\"wp-caption-text\">L&#8217;\u00e9quipe de la recherche param\u00e9dicale du CHU de Poitiers : Christelle Plumereau, cadre de sant\u00e9 en r\u00e9animation chirurgicale, V\u00e9ronique Ferrand, responsable d\u2019unit\u00e9 \u00e0 la direction de la recherche, Harold Astre, directeur de la recherche, Martine Imbert, coordonnatrice g\u00e9n\u00e9ral des soins, Marl\u00e8ne Arbutina, cadre sup\u00e9rieure de sant\u00e9, Aur\u00e9lie Girault, coordonnatrice param\u00e9dicale des projets de recherche, Emilie Griffault infirmi\u00e8re coordinatrice en r\u00e9animation chirurgicale.<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>D\u00e9velopper la recherche param\u00e9dicale<\/strong><\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 la coordination g\u00e9n\u00e9rale des soins, via Marl\u00e8ne Arbutina, cadre sup\u00e9rieure de sant\u00e9, et Aur\u00e9lie Girault, coordonnateur param\u00e9dical de projets de recherche, et avec le soutien de la direction de la recherche et de l\u2019innovation, les professionnels param\u00e9dicaux, d\u00e9sireux de se lancer dans l\u2019aventure, trouveront l\u2019appui n\u00e9cessaire pour mener \u00e0 bien leurs projets.<\/p>\n<p>Ensemble, elles ont con\u00e7u une offre de formation d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la recherche param\u00e9dicale et ont organis\u00e9, avec le soutien de la direction de la recherche, la premi\u00e8re \u00e9dition des ateliers pour la recherche param\u00e9dicale au CHU de Poitiers. &#8220;La recherche n\u2019est pas dans la culture des soignants de la m\u00eame mani\u00e8re que pour les m\u00e9decins&#8221;, pr\u00e9cise Marl\u00e8ne Arbutina.<\/p>\n<p>Dans les quatre r\u00e9animations du CHU de Poitiers, certains infirmiers sont habilit\u00e9s \u00e0 poser des perfusions par \u00e9choguidage, acte auparavant r\u00e9serv\u00e9 aux m\u00e9decins. C\u2019est un fait d\u00e9sormais possible gr\u00e2ce au travail de l\u2019\u00e9quipe Apive (Abord p\u00e9riph\u00e9rique intra veineux \u00e9choguid\u00e9) compos\u00e9e du Dr Thomas Kerforne, de Christelle Plumereau, cadre de sant\u00e9 en r\u00e9animation chirurgicale, Ronan Allard-Duch\u00eane, Emilie Griffault et Guillaume Batiot, infirmiers. &#8220;En 2012, le docteur Thomas Kerforne r\u00e9dige un m\u00e9moire sur cette technique de perfusion par \u00e9choguidage qui est utilis\u00e9e, par exemple, sur des patients atteints d\u2019\u0153d\u00e8mes et difficiles \u00e0 piquer&#8221;, souligne Christelle Plumereau.<\/p>\n<p>Vient alors l\u2019id\u00e9e pour l\u2019\u00e9quipe m\u00e9dicale de former des soignants de r\u00e9animation chirurgicale \u00e0 cette technique. L\u2019\u00e9quipe Apive a, par la suite, con\u00e7u et dispens\u00e9, au CHU de Poitiers, la premi\u00e8re version de la formation. Depuis 2016, avec le soutien de la coordination g\u00e9n\u00e9rale des soins, une deuxi\u00e8me version de la formation est r\u00e9dig\u00e9e et l\u2019id\u00e9e d\u2019un projet de recherche param\u00e9dicale apparait : &#8220;En 2016, nous avons choisi de partir de ce projet de recherche m\u00e9dicale pour \u00e9crire notre projet de recherche param\u00e9dicale : comparer la pr\u00e9valence des complications survenues lors de la pose de perfusion standard versus la pose de perfusion sous \u00e9choguidage&#8221;, agr\u00e9mente Ronan Allard-Duch\u00eane.<\/p>\n<p><strong>Un travail avec la direction de la recherche<\/strong><br \/>\nDans un contexte incitatif mais tr\u00e8s concurrentiel, le dynamisme de la recherche param\u00e9dicale \u00e0 Poitiers doit \u00e9galement se traduire par l\u2019obtention D\u00e9velopper la recherche param\u00e9dicale de financement dans le cadre d\u2019appel \u00e0 projets type programme hospitalier de recherche infirmi\u00e8re et param\u00e9dicale (PHRIP). Pour y parvenir, la coordination g\u00e9n\u00e9rale des soins travaille en collaboration avec la direction de la recherche. Pour Harold Astre, directeur de la recherche, les d\u00e9buts n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 faciles : &#8220;Il a fallu tout apprendre des uns et des autres. Construire un lien et d\u00e9velopper une vision commune entre les deux parties a pris quelques mois.&#8221; Si en 2016, aucun projet de recherche n\u2019a \u00e9t\u00e9 retenu, Harold Astre et Marl\u00e8ne Arbutina comptent changer la donne en 2017. &#8220;La quantit\u00e9, c\u2019est bien, la qualit\u00e9 c\u2019est mieux. Cette ann\u00e9e, nous allons mettre tout en \u0153uvre pour que des projets soient retenus&#8221;, assure le directeur de la recherche. Pour cela, l\u2019institution met \u00e0 la disposition des porteurs de projets la plateforme m\u00e9thodologique de biostatistique et de data-management, cr\u00e9\u00e9e en novembre 2016 et destin\u00e9e initialement aux projets de recherche m\u00e9dicaux. &#8220;Le but est de coordonner la recherche dans sa globalit\u00e9 et de donner les m\u00eames outils \u00e0 tout le monde&#8221;, insiste Marl\u00e8ne Arbutina.<\/p>\n<p><strong>Le PHRIP : un appel \u00e0 projet embl\u00e9matique de la recherche param\u00e9dicale<\/strong><br \/>\nA ce jour, les textes de loi permettent aux professionnels param\u00e9dicaux de porter des projets de recherche dits param\u00e9dicaux. Les programmes hospitaliers de recherche infirmi\u00e8re et param\u00e9- dicale, ou PHRIP, r\u00e9sultent d\u2019un appel \u00e0 projet national organis\u00e9 par la direction g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019offre de soins et s\u2019inscrivent en compl\u00e9ment d\u2019autres programmes organis\u00e9s par le minist\u00e8re de la Sant\u00e9. Le but de ces PHRIP est de r\u00e9pondre aux d\u00e9fis majeurs de sant\u00e9 actuels et \u00e0 venir, en particulier le vieillissement de la population et l\u2019explosion des maladies chroniques et neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives. Ainsi, les projets de recherche param\u00e9dicaux contribuent au progr\u00e8s m\u00e9dical technique ou \u00e9conomique, \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration des pratiques et de la qualit\u00e9 de la prise en charge, \u00e0 l\u2019efficience du syst\u00e8me de soins, \u00e0 l\u2019\u00e9valuation d\u2019une innovation m\u00e9dicale ou organisationnelle.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cha\u00eenon essentiel pour une meilleure prise en charge des malades, la recherche, qu\u2019elle soit clinique, fondamentale ou translationnelle, s\u2019affirme de plus en plus au sein de l\u2019\u00e9tablissement avec des \u00e9quipes et des unit\u00e9s de dimension nationale et internationale. 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