Comparaison de l’efficacité des ultrasons versus infrarouge, face à l’approche standard de la pose de voie veineuse périphérique chez les personnes à accès veineux difficile (Guillaume Davy)

Paramédical

Contexte

La pose de voie veineuse périphérique est connue auprès du grand public sous la désignation d’une « pose de perfusion ». Elle constitue l’acte invasif en santé le plus fréquent au monde. Celui-ci est partagé par plusieurs métiers paramédicaux : infirmiers, manipulateurs d’électroradiologie etc. L’amélioration du taux de réussite dès la première tentative est un enjeu essentiel pour le patient en termes de douleur, d’anxiété, de risque d’extravasation, d’accès rapide au soin, de maintien de la relation soigné-soignant, de confiance en soi du soignant et de coût pour la société.

Certains patients présentent un accès veineux difficile. Dans ce contexte, deux techniques, à savoir la méthode échoguidée et la méthode infrarouge, sont invoquées dans la littérature comme aidant à la réussite de pose de voie veineuse périphérique. Par ailleurs, la prédiction du taux de réussite à la première tentative a été rendue possible grâce au score clinique A-DIVA. Aucune étude n’a comparé l’efficacité de ces deux techniques en fonction de ce score clinique.

Projet Guillaume Davy

Projet de recherche

L’étude proposée par Guillaume Davy vise à déterminer la technique la plus performante entre celle échoguidée et celle par illumination infrarouge afin de réussir la pose de voie veineuse périphérique chez les patients à accès veineux difficile, en comparant sa réussite dès la première tentative vis-à-vis de la méthode classique de référence. Les 246 patients inclus seront des adultes présentant des difficultés d’accès veineux. Ils seront aléatoirement repartis entre ces trois groupes.

La recherche de la technique de pose de voie veineuse périphérique la plus performante permettrait d’augmenter la probabilité de réussite à la première tentative. Les bénéfices attendus sont multiples tant pour le patient que pour le soignant ou l’institution : diminuer la douleur, diminuer le risque infectieux, augmenter l’autonomie des soignants, gain économique, diminution des imprévus et retard, etc.

Budget de l’étude clinique : 90 714€

Le budget est lié au nombre important de sujets à inclure et au temps de formation de ces techniques à consacrer aux paramédicaux. A noter que le CHU Poitiers a financé l’acquisition de l’ensemble des équipements grâce à l’appel à projet de la commission innovation.

Guillaume Davy

Portrait

Guillaume Davy est manipulateur d’électroradiologie au CHU de Poitiers depuis 2003. Il exerce actuellement dans le service d’échographie doppler via un protocole de coopération. Il a un diplôme inter-universitaire d’échographie d’acquisition et a contribué à la promotion de la technique échoguidée. Par ailleurs, Guillaume Davy a rejoint Aurélie Girault depuis juin 2022 en tant que coordonnateur de la recherche paramédicale au sein de la Direction de la Coordination des Soins. Leurs missions sont d’accompagner les paramédicaux à porter des projets de recherche. Pour cela, il a validé récemment un master en santé publique. Il est membre de la commission nationale des coordonnateurs paramédicaux de la recherche. Les paramédicaux du CHU Poitiers sont invités à les contacter pour échanger sur une idée de recherche.