Etude des marqueurs épigénétiques chez la femme enceinte exposée à des facteurs environnementaux pour déceler l’autisme (Dr Matthieu Egloff)

Génétique

Contexte

L’exposition à des facteurs environnementaux au cours de la grossesse, tels que certains médicaments ou une infection virale de la mère, augmente fortement le risque d’autisme chez la descendance. Ces facteurs agiraient directement au niveau de l’ADN, sans toucher le code génétique mais en modifiant la façon dont ce code s’exprime.

Projet de recherche

Nous souhaitons identifier les traces laissées sur l’ADN par cette exposition : les marqueurs épigénétiques. Le projet comporte une part expérimentale et une part clinique par la suite. Pour la partie expérimentale, nous utiliserons des souris exposées en prénatal à un médicament antiépileptique (l’acide valproïque, ou Dépakine) ou à une molécule mimant une infection virale chez la mère. Une comparaison sera effectuée sur les marqueurs épigénétiques identifiés dans le sang et le cerveau, pouvant nous indiquer la possibilité d’utiliser ces éléments comme marqueurs biologiques précoces de la pathologie à partir d’une simple prise de sang. En clinique, nous déterminerons ensuite si ces marqueurs identifiés sont similaires chez des patients autistes suite à une exposition prénatale à la Dépakine ou sans cause retrouvée pour leur autisme. Ce projet pourrait ainsi permettre de développer un test diagnostic biologique et d’identifier des cibles thérapeutiques potentielles.

Portrait

Le Dr Matthieu Egloff est biologiste en génétique au CHU de Poitiers.