Impact de la télémédecine sur la décision médicale d’orientation vers les urgences lors d’un appel en régulation médicale pour un enfant présentant une dyspnée aigue

centre d'appel

Projet de recherche

Chaque année, près d’un quart des consultations aux urgences pédiatriques le sont pour des difficultés à respirer. En France, avant de consulter aux urgences, on conseille à la population d’appeler le SAMU en composant le 15. Au SAMU, les personnes qui appellent peuvent avoir au téléphone un médecin, urgentiste ou généraliste, et lui expliquer la situation. En fin d’appel, le médecin prend une décision qui peut être un simple conseil, une orientation vers un service d’urgence ou, si la situation le nécessite, l’envoi d’un médecin urgentiste sur place. L’ensemble de cet appel est appelé « régulation médicale » et elle a lieu exclusivement par téléphone et sans que le médecin puisse voir le malade.
Ce projet consiste à évaluer l’intérêt du recours systématique à la télémédecine pour l’amélioration de l’évaluation et de la prise en charge des enfants en détresse respiratoire pour lesquels les parents appellent le SAMU afin d’évaluer la situation et de prendre une décision plus en adéquation avec la situation clinique.

marjanovic

Portrait

Le docteur Nicolas MARJANOVIC est praticien hospitalier au sein du service des urgences, SAMU 86 et Service d’Accès aux Soins de la Vienne du professeur Olivier Mimoz. Il est titulaire d’une thèse d’université sur le support ventilatoire en médecine d’urgence. Son activité de recherche principale est réalisée au sein de l’équipe IS-ALIVE (Investigation of Sleep, Acute Lung Injury and Ventilation) dirigé par le professeur Arnaud Thille, et rattachée au Centre d’Investigation Clinique du CHU de Poitiers. Elle concerne les méthodes d’évaluation de la dyspnée et de la défaillance respiratoire et l’évaluation des nouveaux supports d’oxygénation et de ventilation aux urgences et en médecine préhospitalière. Il s’intéresse également aux nouvelles technologies et à leur intégration au soin pour l’optimisation du système de santé.

Budget du projet : 64 153 euros