Impact de la réalité virtuelle sur la prise en charge de la douleur lors des soins thérapeutiques chez les enfants hospitalisés en onco-pédiatrie et en hématologie (Amandine Fernandes)

Cancérologie

Contexte

Aujourd’hui en France, environ 2 150 nouveaux cas de cancers sont diagnostiqués par an chez les enfants de 0 à 17 ans. Les principales localisations sont la leucémie, les tumeurs du système central et les lymphomes. Au CHU de Poitiers, le service d’oncopédiatrie accueille environ 70 jeunes patients par an de 0 à 17 ans, soit 1 482 actes invasifs en 2019.

Les méthodes diagnostiques et thérapeutiques pour ces enfants restent agressives et les engagent dans des prises en charge chroniques. Ils ont régulièrement des soins douloureux et anxiogènes : ponction lombaire (jusqu’à 7 par mois), perfusion sur chambre implantable (entre 20 et 30 branchements par mois pour une leucémie) etc.

En pédiatrie, le gaz médicinal meopa est choisi en première intention dans ces différents gestes, mais son efficacité n’est pas toujours concluante, en raison de l’accoutumance, et peut induire des effets secondaires. Les techniques non invasives efficaces sur l’anxiété, comme l’hypnose, ne peuvent être pratiquées aussi usuellement que le Meopa car cela nécessite du personnel compétent et disponible.

Projet de recherche

Le projet d’Amandine Fernandes, intitulé HOPPIVR, consiste à utiliser un casque de réalité virtuelle (VR) lors des soins douloureux, tels que la ponction lombaire et le branchement sur chambre implantable, pour réduire la douleur et l’anxiété chez l’enfant âgé de 6 ans à moins de 18 ans avec une pathologie cancéreuse.

L’objectif de cette étude sera de comparer la douleur entre une prise en charge habituelle et la réalité virtuelle avec un casque VR et un casque audio. Aucune étude comparative n’a jusqu’alors été réalisée entre une technique non médicamenteuse en réalité virtuelle versus l’utilisation de pharmacologie en cancérologie pédiatrique. Cette étude durera 24 mois avec une prise en charge d’environ 60 enfants hospitalisés entre 0 et 17.

Avec ce nouveau projet développé en cancérologie pédiatrique, il est attendu une efficacité équivalente aux pratiques habituelles lors des soins douloureux, permettant une réduction de la consommation d’antalgiques, un confort et une qualité de vie des jeunes patients lors de leur prise en charge.

Budget de l’étude : 46 291€

Portrait

Son diplôme d’infirmière en poche, Amandine Fernandes s’est très tôt orientée vers des missions au seins des services d’oncologie, d’hématologie et de soins palliatifs. Diplômée de l’Institut de formation des cadres de santé de Tours en 2016 , Amandine Fernandes a eu à coeur de conduire des projets de soins conduisant à une volonté d’améliorer la prise en charge paramédicale tout en assurant des soins respectant le confort des malades. En 2017, elle intègre le service d’onco-pédiatrie du CHU de Poitiers en qualité de cadre de santé et participe activement aux différents projets de soins lancés par l’établissement. Son projet de recherche paramédicale développé dans ce service, intitulé HOPPIVR, a été également sélectionné dans le cadre d’un appel à projet interrégional du sud-ouest parmi plus de 41 candidatures.