Intervention sur la rate : évaluer les risques après une embolisation ou une ablation
La rate joue un rôle clé dans la défense immunitaire. Lorsqu’elle est endommagée, après un accident par exemple, on peut soit l’enlever, soit conserver une partie par embolisation. Le projet étudie si cette partie résiduelle de la rate fonctionne encore, pour adapter les traitements et éviter des soins inutiles.

Contexte
La rate est un organe essentiel dans la défense contre les infections et la filtration du sang. En cas de traumatisme grave, deux options existent : l’ablation totale ou l’embolisation, une technique qui conserve une partie de la rate. Cependant, après une embolisation, on ignore souvent si la partie restante fonctionne correctement. Les patients sont alors traités comme s’ils n’avaient plus de rate, avec des risques accrus d’infections et de caillots sanguins, nécessitant des traitements préventifs lourds (antibiotiques, vaccins supplémentaires, suivi médical renforcé).
Projet de recherche
L’étude menée par le Pr Mathieu Puyade, intitulée « Fabulous Spleen », a pour objectif de comparer la fonction de la rate entre deux groupes de patients :
- ceux qui ont subi une embolisation partielle de la rate
- ceux qui ont subi une ablation totale de la rate
Grâce à cette étude, les chercheurs pourront déterminer si la partie restante de la rate conserve une fonction utile. Les résultats pourraient montrer que certains patients n’ont pas besoin d’être traités comme des personnes sans rate, évitant ainsi des traitements lourds et coûteux.
Cette étude a pour objectif d’inclure à terme plus de 6 000 patients. Elle permettra donc d’obtenir des premiers résultats qui nous orienteront pour une étude de plus grande ampleur.
Budget de l’étude : 74 884 euros

Portrait
Le Pr Mathieu PUYADE, chef du service de médecine interne, est membre du centre d’investigation clinique (CIC-1402). Il possède une grande expertise dans le domaine de l’immunosuppression, qu’elle soit d’origine humorale ou cellulaire.
